L'accès public au multimédia dans une bibliothèque municipale : avant de choisir sa souris !

Quelle place pour le multimédia ?

Avant tout, il est important de rappeler que le multimédia est ici abordé comme un service venant s’inscrire au sein d’une bibliothèque ou médiathèque publique.
Le bibliothécaire doit donc définir l’étendue du service multimédia envisagé non seulement en fonction de ses moyens mais surtout selon la charte culturelle de l’établissement qu’il dirige.
Autrement dit, mise à part la définition générale du service public des bibliothèques applicable à toutes les structures (cf. Manifeste de l’Unesco), chaque établissement devra développer son propre service multimédia selon ses missions et ses objectifs.

Une fois ce premier travail de réflexion mûri, on peut schématiser la conception du multimédia en se positionnant par rapport à ces deux questions qui correspondent chacune à une orientation particulière :

Une complémentarité ?

Les questions à se poser Les conséquences

> Le service multimédia est-il un service complémentaire aux livres et aux autres supports ?

> Est-il perçu prioritairement comme un outil de recherche documentaire ?

Dans ce cas, l’offre devrait comporter l’accès à l’internet, et notamment à une sélection de sites de référence et la consultation de cédéroms encyclopédiques généraux et spécialisés.

 

Une nouvelle spécialité ?

Les questions à se poser Les conséquences

> Le multimédia est-il un service à part entière, c’est-à-dire, peut-il se développer, être géré et animé par un personnel spécifique au même titre que les autres sections de la médiathèque ?

> Veut-on considérer le multimédia comme un nouveau moyen d’expression et de création culturelles ?

 

Sans négliger l’aspect documentaire, on valorise l’aspect créatif et culturel du multimédia. Cela sous-entend une collection de cédéroms plus étendue, un accès plus large à l’internet, et une valorisation du service sous forme d’animations. On peut isoler ou non la section multimédia. Cependant,l'absenced’espace délimité pour le multimédia peut être un handicap à la mise en place d’animations de groupe.

Et alors, quel est le bon choix ?

> On pourrait affirmer que ces deux points de vue doivent coexister dans une même structure, optimisant ainsi la recherche documentaire et la spécificité de l’offre multimédia.

> Le nouveau secteur multimédia doit se faire dans un souci de qualité de l’offre.

> Le nouveau service va générer l’arrivée d’un autre public, donc générer des attentes nouvelles et différentes. La condition première de réussite consiste entre autres en l’appropriation des outils par le personnel de la bibliothèque. Selon l’importance du projet, l’arrivée d’un personnel spécifique peut devenir indispensable.

> Quelle que soit l’organisation choisie, il faut éviter de concevoir le secteur multimédia comme un service indépendant, ne travaillant pas en concertation avec les autres secteurs de la médiathèque. Ceci aboutirait à une juxtaposition de services n’ayant pas les mêmes objectifs, le secteur multimédia pourrait alors tendre à fonctionner comme un " club informatique "et s’éloignerait des missions de lecture publique.


Source :commission Multimédia - Groupe 1 - travaux validés au 01-02-2002

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