Et le public alors ? : les règles du jeu
La charte de l'utilisateur
La proposition de contenu de la charte a été élaborée par l’étude comparative de chartes existantes. Plutôt qu’un modèle, il s’agit d’une série de recommandations de questions à aborder afin de bâtir un outil adapté et efficace. Vous y puiserez librement en tenant compte des particularités, de l’histoire, de la vie de votre établissement.
La forme = La démarche
> La médiation avec le public, dans le cadre des espaces multimédia est un champ vaste, de même qu'il l'est dans le cadre de tout service public. La communication écrite est l’un des pivots de cette médiation.
Avant de l’envisager, il faudra savoir comment on veut positionner le service multimédia : l’offre précise, les conditions de fonctionnement.
La formule la plus couramment rencontrée et qui paraît la plus efficace est celle de la charte de l’utilisateur.
> Il faut distinguer la charte de l'utilisateur du tract d'information :
> La formalisation de la relation entre le service public et l’usager : charte de l'utilisateur ou règlement intérieur ?
S’il semble important d'établir des relations bipartites, la forme retenue n’est pas sans conséquence sur l’usager.
Le choix de la charte peut souligner la volonté d’une sorte de " contrat " entre l'espace multimédia et l'usager créant à chacun des droits et des devoirs. Pour en renforcer sa valeur – outre l’affichage de manière très visible dans les locaux - on peut envisager de faire signer l’usager.
> Ce document peut-être rédigé :
> Elle est ensuite validée par l’autorité de tutelle soit sous forme :
Le fond = Les questions à aborder dans la charte
> Le préambule
> Les articles
Article 1 : il fixe les conditions d'accès au service
Point N° 1 : l'inscription :
3 pratiques se côtoient : service accessible à tous, service
accessible uniquement aux inscrits à la médiathèque, service
accessible après inscription spécifique.
Le choix appartient ici à l'établissement. Toutefois, si l'accès libre est répandu et le moins contraignant pour l'usager (qui n'a pas de formalité d'inscription à remplir), il s'avère que lorsque nous souhaitons établir des statistiques pour mieux connaître le public qui fréquente l'espace multimédia, nous ne disposons pas des informations basiques.
Point N° 2 : l'âge des utilisateurs
La plupart des établissements demandent une autorisation parentale pour
les mineurs, certains demandent la présence d'un adulte (pour les moins
de 11 ans, moins de 14 ans). Cette exigence est le plus souvent liée
à la consultation de sites internet.
Point N° 3 : la réservation
La majorité des espaces multimédia sont accessibles sur rendez-vous.
On comprendra qu'en raison du nombre de places et pour une optimisation du service
ce système est le couramment utilisé.
Point N° 4 : la durée de l'accès
Si la durée d'accès par séance est limitée,
il convient de le mentionner et d'en expliquer les raisons ; celles-ci sont
liées à la fréquentation de l'espace et au souhait de le
rendre accessible au plus grand nombre. C'est ainsi que généralement
l'accès est limité à 1 ou 2 heures par séance, voir
1 heure hebdomadaire par personne. Cette dernière option demande une
gestion très rigoureuse.
Point N° 5 : les tarifs
Toute tarification est fixée par délibération du conseil
municipal. Principalement, les tarifs concernent la consultation internet (de
1 à 2 euros de l'heure en moyenne), l'impression de documents (environ
0,15 euro).
Article 2 : les services offerts
Point N° 1 :Les utilisations
On précise tout d'abord, quelles sont les utilisations proposées
par l'espace multimédia : internet en navigation libre, internet sur
présélection de sites par la médiathèque, consultation
des cédéroms de la médiathèque, bureautique.
Point N° 2 : l'encadrement
L'animateur présent dans les espaces multimédias des bibliothèques
est un facteur important du bon fonctionnement et de la qualité du service.
Il convient de préciser son rôle : parmi ce qui revient le plus
souvent, on notera :
Point N° 3 : Les interdictions éventuelles
Si certaines pratiques sont interdites,
on le précisera ici. En général, les espaces multimédia
en bibliothèque n'autorisent pas le dialogue en direct (ou chat), car
ils estiment que ce service ne correspond pas à leurs objectifs. Cette
pratique risque effectivement " dénaturer " les missions
culturelles de la médiathèque et convient mieux à un cyber-espace
d'une maison de quartier ou d'une MJC.
L'utilisation de disquettes n'est pas toujours autorisée (en raison de
la propagation potentielle de virus) ; si elle est autorisée, c'est après
accord de l'animateur qui fera les vérifications nécessaires.
En cas d'interdiction d'apport de disquettes, on peut proposer un espace sur
le disque dur d'un poste, particulièrement utile pour les personnes utilisant
la bureautique.
Le téléchargement de fichiers est soumis également au contrôle
de l'animateur, le téléchargement de programme est, quant à
lui, interdit en général.
Point N° 3 bis : Les interdictions formelles
Il s'agit d'une utilisation de l'internet marchand ou commercial. Les espaces
multimédia des bibliothèques n'autorisent pas la consultation
ou la gestion d'un site commercial.
Article 3 : Le respect d'autrui et de la législation
La présente charte a également un but éducatif ; on y précise le contexte légal et incontournable de l'utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication.
Point N° 1 : respect du droit d'auteur
On rappelle la législation en vigueur concernant les droits d'auteur
(textes, images, musiques, logiciels, etc…) et on précise le statut des
impressions (à usage privé).
Point N° 2 : la citoyenneté
il est interdit de consulter les sites incitant à la violence, à
la haine raciale ou contraires à la morale publique.
Article 4 : Les devoirs de l'utilisateur dans un lieu public
On liste les engagements qui sont demandés aux usagers qui utilisent ici du matériel mis à disposition de la collectivité dans le cadre d'un service géré par un établissement public.
Point N° 1 : les ordinateurs sont utilisés par plusieurs personnes, il convient de respecter chacun en utilisant le matériel dans les conditions précitées.
Point N° 2 : aucun piratage informatique ne sera toléré (la liste des possibilités est longue : modification de site web, usurpation d'identité, vandalisme informatique, transmission de virus, intervention sur le réseau de l'établissement, modification de l'interface sécurisé de l'espace multimédia (s'il en a un), installation diverses par téléchargement ou apport personnel de programmes, plug-ins ou cédéroms, toute modification de la configuration des postes informatiques…).
Point N° 3 : aucune dégradation volontaire du matériel, au risque de se voir facturer les réparations.
Point N° 4 : responsabilité de l'usager durant ses pratiques de la messagerie (si elle est autorisée) par rapport à ses propos.
Point N° 5 : on précise le cadre des sanctions auxquelles s'expose l'utilisateur malveillant (exclusion temporaire ou définitive, poursuites de plaignants, etc..)
Source :commission Multimédia - Groupe2 - travaux validés au 26-09-2002
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