Et le public alors ? : les règles du jeu

Les droits d’auteur

>La propriété d’une œuvre

Le code de la propriété intellectuelle

Toute création d’un auteur, si elle est originale et porte l’empreinte et la personnalité de son auteur, est protégée par le droit d’auteur quelle qu’en soit la forme. Ce droit prend 2 aspects : le droit moral qui protège l’intégrité de la création et le droit patrimonial qui est l’exploitation de l’œuvre. De ce second type de droit émanent le droit de la représentation de l’œuvre (une communication directe au public) et un droit de reproduction (toute fixation d’une œuvre sur un support).
L’auteur peut céder ses droits par contrat à des tiers (situation classique de l’édition, mais aussi société de gestion collective de type Sacem).
L’auteur ou les détenteurs de ses droits ont, pendant toute la durée de la protection de l’œuvre (pendant la vie de l’auteur et 70 ans après sa mort), le monopole des droits de reproduction et de représentation.
Ce qui signifie qu’il faut avoir, dans tous les cas et quelle que soit la situation, l’autorisation de l’auteur et de ses ayants droit pour tout usage d’une œuvre : représentation, reproduction, intégrales ou partielles, mais aussi adaptation ou traduction.
L’article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle liste précisément les cas où l’autorisation n’est pas nécessaire :

Depuis la loi de 1985, les artistes-interprètes, les producteurs de disques, de vidéogrammes et les entreprises de communication audiovisuelle bénéficient du droit exclusif d’autoriser la communication au public, la diffusion, la reproduction, la vente, la location de leurs interprétations et enregistrements.

> Concrètement pour les cédéroms et DVDroms :
> Et internet ?

Le droit d’auteur et les droits voisins s’appliquent sur internet.
Un site web est considéré comme une publication : l’ensemble du public peut y avoir accès. La consultation est donc considérée comme autorisée.
Par ailleurs, la plupart des sites sont accessibles gratuitement (hors frais de connexion). Certains éditeurs font payer l’accès aux informations (par exemple les articles archivés des principaux organes de presse) et donc l’internaute dispose d’un accès protégé par mot de passe qui garantit la rémunération de l’éditeur pour le déchargement de l’information souhaitée.
La bibliothèque doit se garantir de l’usage que font ses internautes et interdire l’accès à des sites susceptibles de tomber sous le coup de la loi (apologies du crime, du nazisme, négationnistes, etc..)

> La taxation des stations multimédia

L’Association des Maires de France et la Sacem ont signé un avenant au protocole pour la diffusion de musique. Ainsi, depuis 2001, les bornes interactives multimédia sont-elles taxées à partir du moment où elles sont mises à la disposition du public.
> Deux tarifs sont possibles, sachant que c’est le tarif le moins élevé des 2 qui doit être appliqué :
Pour l’année 2002 :

Le plein tarif s’applique au-delà de 45 heures hebdomadaires d’ouverture au public. En dessous un abattement s’applique selon les horaires de fonctionnement de chaque poste (ouvertures au public) :

Jusqu’au 31 décembre 2002, une réduction supplémentaire était appliquée en raison de la montée en puissance du dispositif.
Reste valable un abattement protocolaire de 25 %, dont bénéficient les communes adhérentes de l’Association des Maires de France.
Contactez votre délégation Sacem pour faite établir le contrat et connaître précisément le montant de votre redevance.

Voir aussi :

Source :commission Multimédia - Groupe2 - travaux validés au 26-09-2002

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signalez-le au Groupe 2

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